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Les gaz à effet de serre

Qu'est ce que c'est?

Certains gaz présents naturellement dans l’atmosphère terrestre contribuent à retenir la chaleur près de la surface de la Terre. Ils sont appelés « gaz à effet de serre » (GES) et formés essentiellement de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone (CO2 ou gaz carbonique), de méthane (CH4), de protoxyde d'azote (N2O) et d'ozone (O3). Sans ces gaz, la température moyenne sur Terre serait de -18 °C, et la vie telle que nous la connaissons deviendrait impossible.

Les gaz à effet de serre retiennent dans les basses couches de l'atmosphère une partie du rayonnement infrarouge émis vers l'espace par la surface de la Terre, réchauffée par le Soleil. Appelé « effet de serre », ce processus naturel a permis le développement et le maintien de la vie sur Terre. Depuis environ deux siècles, les concentrations atmosphériques de certains gaz se sont toutefois mises à augmenter, alors qu'elles étaient plutôt stables auparavant.

Depuis le début de la révolution industrielle, vers 1750, l'effet de serre s'est amplifié par le rejet de quantités importantes de GES dans l'atmosphère. L’utilisation massive de combustibles fossiles comme le pétrole, le charbon ou le gaz naturel, la déforestation, certains procédés industriels et pratiques agricoles ainsi que l'enfouissement des déchets ont notamment joué un rôle majeur dans l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Même dans l’hypothèse la plus optimiste, les mesures de réduction des émissions seront insuffisantes pour arrêter le réchauffement planétaire, cela en raison de la durée de vie des gaz à effet de serre déjà présents dans l’atmosphère, de la difficulté à réduire rapidement et de façon draconienne les émissions pour les pays développés et du risque d’augmentation des émissions des pays en voie de développement.

Au Québec, l’augmentation des GES pourrait se traduire, d’ici 2050, par une hausse des températures pouvant atteindre 5 oC au sud et 9 oC au nord, principalement en hiver. Les précipitations changeront également. Sous nos latitudes, on pourrait s’attendre à une augmentation des précipitations; des pluies diluviennes pourraient notamment être à l’origine d’inondations et de problèmes d’érosion.

Certains de ces changements risquent d’entraîner des conséquences néfastes pour les populations, les écosystèmes et l’économie ainsi que des coûts importants pour s’y adapter. Sans parler du défi qu’ils poseront pour la santé humaine.

 

 


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